Déménagé dans l’Outaouais en 1975, Guy Perreault
compose l’année suivante La Rêverie du bureaucrate, qui lui
vaudra le premier prix au Festival de la chanson de l'Outaouais
deux ans plus tard.
En 1980, son premier one-man show, L’Homme de la ville,
séduit le public et la critique et est présenté tour à tour à Ottawa,
Hull, Montréal et Québec. En décembre 1981, il en présente trois
extraits au Festival de la chanson de Granby et remporte le premier
prix des auteurs-compositeurs-interprètes.
En 1982, il repart en tournée avec un nouveau spectacle, Veuillez
agréer, qui sera capté et diffusé par deux réseaux de
télévision : Radio-Canada et Radio-Québec.
En 1984, il crée en collaboration une revue musicale du Temps de Fêtes,
Noël, c’est pas un cas d’eau, se dévoilant ainsi au
public sous une autre facette, celle d’un humour cinglant et complètement
loufoque.
En 1987, il fonde avec des amis musiciens et comédiens La Famille
gonflable, spécialisée dans les variétés musicales à saveur
humoristique. C’est ainsi que sont nés Les Flamants roses,
présentés au Spectra de Gatineau tout l’été 1987, Mal de neige,
une commande spéciale présentée au festival Bal de neige d’Ottawa en
1988 et 1989, et Les Hull’s Angels, le clou du Festival
de la bicyclette de Hull en 1988.
Renouant avec le one-man show, Perreault crée en 1988 Le
Cas Brel, un hommage particulier à Jacques Brel, disparu dix ans
plus tôt, qui sera présenté à maintes reprises des deux côtés de l’Outaouais.
La même année, sa chanson Déchaînons les vieux, interprétée par
Micheline Marin, est choisie par Radio-Canada d’Ottawa pour le tournage d’un
vidéoclip.
Quelques années plus tard, fort d’une maturité acquise au fil de l’expérience,
il écrit Terra Nostra, son spectacle le plus homogène, le
plus achevé et le mieux bâti — « de la grande classe »,
peut-on lire dans les journaux — qu’il présentera tour à tour à Hull,
Ottawa, Gatineau, Québec, Montréal et Toronto. La chanson-thème Moi la
Terre est interprétée au concours Ontario Pop de 1995 et
décroche le prix de la chanson primée décerné par la SOCAN.
En 1994, Perreault revient à l’écriture humoristique et pond avec
trois autres membres de La Famille gonflable la revue musicale Cash-Cash,
un franc succès du rire en Outaouais, dont la troupe donnera jusqu’en
1999 près d’une centaine de représentations.
En 1996, après des années d’efforts, de tentatives et de
recommencements, Perreault produit à son propre compte son premier disque
compact, Terra Nostra.
En 1998, la vie s’arrête... Il perd une enfant dans des circonstances
tragiques et sombre dans une léthargie qui sera longue à secouer. Il boude
sa guitare, ne prend plus aucun plaisir à l’écriture et refuse
systématiquement les invitations.
La muse n’est pourtant qu’endormie. Sous la pression insistante d’amis
fidèles, et surtout de Claire Poirier, qui organise les soirées
hebdomadaires de Poésie Liquide, Perreault se remet peu à peu à l’écriture.
Il fréquente les bistros culturels, renoue discrètement avec la scène et
se fait remarquer entre autres aux Lundis de la Poésie, qui
réunissent chaque mois la faune des poètes au Bistro Le Troquet de Hull.
L’élan créateur, trop longtemps retenu, déferle alors dans une
avalanche de textes qui prend des allures d’exorcisme et de règlement de
comptes. L’humour est toujours là, heureusement, et la musique aussi
reprend ses droits. De la poésie à la chanson, le pas est vite franchi et
les pièces bientôt s’accumulent.
En 2001, un ami français lui propose de chanter en France, à la
Biennale du théâtre des régions, tenue l’année suivante à Morteau en
Franche-Comté. Le sort semble vouloir prendre un tour favorable. Dans l’avion
qui l’amène à Paris en juillet 2002, Perreault met la dernière main à
une chanson qui « fera un tabac » chez les cousins français : Shalom.
C’est la chanson titre du spectacle qu’il nous propose aujourd’hui.
Affliliation
Il est membre de la Société canadienne des auteurs,
compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN).
Services professionnels
Rédaction, spectacles de
poésie, traduction.
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